Barème de l’Impôt sur le Revenu des particuliers (revalorisé de l’inflation à 0,9%)
Pour un quotient familial d’une part, avant application du plafonnement des effets du quotient familial, le barème applicable est le suivant :
| Fraction du revenu imposable | Taux (en %) |
|---|---|
| N’excédant pas à 11 600 € | 0% |
| De 11 600 € à 29 259 € | 11% |
| De 29 259 € à 84 577 € | 30% |
| De 84 577 € à 181 917 € | 41% |
| Supérieure à 181 917 € | 45% |
Remarque :Les contribuables dont le revenu fiscal de référence excède un certain seuil sont soumis à la **Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus (CEHR) calculée de la façon suivante : => Personne seule (250 001€<x<500 000€ =3%, 500 001€<x<1 000 000€ =4%, >1 000 000€ =5%) et pour un couple (500 001€<x<1 000 000€ =3% et > 1 000 000€ =4%).
Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus (CDHR) : reconduction
Instaurée pour la première fois pour les revenus 2025, la CDHR est une contribution supplémentaire qui instaure un taux minimal d’imposition de 20% (sans prise en compte des prélèvements sociaux) pour les foyers visant les personnes disposant de très hauts revenus, avec une part importante de revenus « passifs » soumis à la flat-tax, dans des situations où l’impôt effectivement acquitté apparaît inférieur à ce plancher.
Hausse de la Flat-Tax de 30% à 31,4%
La loi de financement de la sécurité sociale a acté une hausse du taux de CSG applicable aux revenus du capital de 1,4 pts, celle-ci passant de 9,2% à 10,6%.
Cette hausse s’applique à l’essentiel des revenus financiers soumis aux prélèvements sociaux sur le capital, notamment les revenus de capitaux mobiliers et les produits de placement. Le législateur a toutefois prévu plusieurs exceptions : les revenus fonciers, les plus-values immobilières, les produits d’assurance-vie, l’épargne logement et les PEP.
Taxation des holdings patrimoniales : création d’une taxe de 20% sur les biens considérés comme « somptuaires »
Cette taxe vise les holdings patrimoniales répondant cumulativement aux critères suivants :
Le redevable de cette taxe est la société holding elle-même si celle-ci a son siège en France. Le cas échéant, la taxe est due par les personnes physiques résidentes fiscales de France détenant plus de 50 % du capital ou des droits de vote.
Cette taxe sera due pour la première fois au titre de l’exercice clos à compter du 31 décembre 2026. C’est donc bien à cette date qui conviendra de prendre en compte la composition des différents actifs de la société.
Transmission d’entreprise : modification du dispositif « Dutreil »
Le dispositif est maintenu mais fait l’objet d’un « resserrement » sur deux principaux points :
Durcissement du régime de d’apport-cession (art. 150-O B ter du CGI)
Pour rappel, ce dispositif vise à ce que les plus-values d’apport de titres, à une société contrôlée par l’apporteur, soit placées en report d’imposition sous certaines conditions. Des restrictions sont apportées à ce régime :
Régime des management packages : deux principales mesures
Immobilier : création du statut fiscal du bailleur privé
Ce dispositif, qui vise à relancer l’investissement locatif, s’adresse aux particuliers visant à proposer en location nue, à titre de résidence principale, des biens immobiliers situés en France acquis neufs ou faisant l’objet de travaux d’amélioration représentant au moins 20 % du prix d’acquisition du logement.
Le levier fiscal consiste à pratiquer un amortissement (compris entre 3% et 5,5% suivant la catégorie du logement avec un plafond annuel en montant autour de 10 000€) sur la valeur du bien (avec une limite fixée à 80 % du montant de l’investissement net de frais et majoré du montant des travaux éventuel en cas de réhabilitation) en plus de la déductibilité classique des charges.
Point d’attention : à l’occasion de la cession ultérieure du bien, le prix d’acquisition devra être minoré du montant des amortissements pratiqués pour les besoins du calcul de la plus-value immobilière.
Achevé de rédiger le 28 février 2026