Logo - Société parisienne de gestion
Actualités

Les marchés en Mai 2026

Publié le 10 juin 2026

Le mois de mai a été marqué par une légère amélioration du climat de marché, dans un environnement qui demeure toutefois caractérisé par une forte incertitude en particulier géopolitique.

Au Moyen-Orient, la situation est restée tendue malgré la poursuite du cessez-le-feu instauré fin avril entre l’Iran et ses adversaires. Plusieurs cycles de négociations se sont tenus sans permettre, à ce stade, d’aboutir à un accord durable. Pourtant le mois avait commencé sous de bons auspices et un accord de paix semblait proche entre l'Iran et les Etats-Unis. Mais une fois de plus, le président américain a fait volte-face avec le déclenchement de nouvelles frappes. A ce stade, si les risques d’escalade militaire semblent temporairement contenus, les marchés demeurent attentifs à l’évolution des discussions portant notamment sur la sécurité du détroit d’Ormuz, les sanctions économiques et les programmes stratégiques régionaux.

Par ailleurs, la rencontre à Pékin entre les présidents chinois et américain n’a pas permis d’envisager une avancée majeure sur ce sujet comme sur les autres points avec très peu d’annonces concrètes.

Dans ce contexte, les marchés de l’énergie ont affiché une certaine stabilisation. Le prix du baril Brent s’est échangé en moyenne à 103.6 dollars et a clôturé le mois à 92 dollars soutenu par la persistance des contraintes d’approvisionnement mais bénéficiant d’une réduction progressive de la prime de risque géopolitique observée au cours des mois précédents.

Sur le plan macro-économique, les principales économies développées ont continué de faire preuve de résilience en particulier aux États-Unis où la croissance demeure soutenue par la consommation des ménages et la solidité du marché du travail.  Toutefois, les anticipations d’inflation continuent d’évoluer à des niveaux supérieurs aux objectifs des banques centrales (3,9% aux Etats-Unis contre 3,4% précédemment) ce qui pourrait amener ces dernières, notamment la BCE, à remonter les taux d’intérêts directeurs lors de leur prochaine réunion.

Au final, les marchés actions ont poursuivi leur rebond engagé au cours du mois précédent en particulier les indices américains, soutenus par la hausse des profits sur les d’entreprises du secteur technologique (+8% pour l’indice NASDAQ). Les marchés européens ont également enregistré des performances positives (+2,9% pour l’Euro Stoxx 50 et +0,8% pour le CAC 40 désormais stable depuis le début de l’année) bénéficiant d’un apaisement relatif des inquiétudes énergétiques et d’une amélioration progressive du sentiment des investisseurs. Enfin l’euphorie s’est poursuivie sur certaines places asiatiques (Japon, Corée) exposées aux valeurs liées à l’intelligence artificielle.

Sur les marchés obligataires, les rendements souverains à long terme se sont maintenus sur des niveaux élevés mais se sont détendus fin de période en particulier le taux américain à 10 ans (4,47 % à fin mai vs 4,37 % à fin avril après un pic à 4,67% en milieu de mois) reflétant les interrogations persistantes sur le rythme de reflux de l'inflation. En revanche, sur le marché du crédit, les spreads (écart avec le taux de référence) ont continué à se resserrer, traduisant une confiance toujours satisfaisante des investisseurs dans la solidité financière des entreprises.

Enfin, les actifs dits « refuges » sont restés globalement stables (-1% pour l’or qui est demeuré proche de ses plus hauts niveaux historiques), tandis que le dollar a progressé de +0,6% à 1,17 EUR).

S’agissant des perspectives à court terme, les investisseurs continueront de surveiller avec attention l’évolution des tensions géopolitiques en particulier le sujet de la réouverture du détroit d’Ormuz. Mais également les prochaines publications macro-économiques (inflation, chiffres de l’emploi américain) susceptibles d’influencer les décisions des banques centrales et l’on suivra avec attention les réunions de la Fed (17 juin) et de la BCE (11 juin). Enfin, les annonces d’investissements dans l’ensemble de la chaine de valeur liée à l’IA générative (semi-conducteurs, datacenters…) devraient continuer d’impacter le marché actions et de soutenir le parcours boursier des sociétés de ces secteurs.

 Achevé de rédiger le 5 juin 2026

Partager sur