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Les Marchés en février 2026

Publié le 9 mars 2026 | Par Michel Grandchamp

Le mois de février 2026 s’est inscrit dans la continuité d’un début d’année marqué par un environnement géopolitique tendu mais des marchés financiers globalement résilients notamment en Europe (+5% pour le CAC 40 sur la période). Les investisseurs ont principalement concentré leur attention sur la fin de la saison des résultats des entreprises et sur les perspectives de politique monétaire des grandes banques centrales.

Sur le plan géopolitique, les tensions au Moyen-Orient se sont nettement accrues au cours du mois, en particulier autour du dossier iranien. Les négociations sur le programme nucléaire de Téhéran se sont progressivement enlisées tandis que les tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis se sont accentuées. Ces craintes se sont matérialisées à la toute fin du mois avec le déclenchement d’opérations militaires visant des installations iraniennes, ouvrant une nouvelle phase d’instabilité régionale.

Aux États-Unis, les marchés ont évolué de manière relativement stable, soutenu par des publications de résultats globalement solides dans les secteurs de la technologie et de la santé. Toutefois, la volatilité est restée présente autour des grandes valeurs technologiques, dont les investissements massifs dans l’intelligence artificielle continuent de susciter des interrogations quant à leur rentabilité à moyen terme.

Les investisseurs ont également scruté attentivement les communications de la Réserve fédérale américaine. Face à une inflation qui demeure légèrement supérieure à l’objectif de 2 % et à un marché du travail toujours solide, la Fed a réaffirmé sa volonté d’agir avec prudence. Le scénario d’une première baisse de taux au second semestre reste privilégié par les marchés, même si les responsables monétaires continuent de souligner leur dépendance aux données économiques.

En Europe, les marchés actions ont enregistré une performance positive, portés par la poursuite de la désinflation et par des indicateurs économiques légèrement meilleurs qu’anticipé. La croissance reste modérée dans la zone euro mais certains signaux de stabilisation apparaissent, notamment en Allemagne où l’activité industrielle montre des signes de reprise progressive.

La Banque centrale européenne a pour sa part maintenu ses taux directeurs inchangés. Si l’inflation sous-jacente continue de ralentir, les responsables de la BCE souhaitent disposer de davantage de visibilité avant d’engager un cycle d’assouplissement monétaire.

Sur les marchés obligataires, les rendements ont légèrement reculé au cours du mois, reflétant des anticipations de baisse de taux dans le courant de l’année. Cette détente a contribué à soutenir les marchés actions, tout en offrant des conditions de financement un peu plus favorables aux entreprises.

En Asie, si la situation économique demeure contrastée, les marchés affichent des performances dynamiques depuis le début de l’année notamment au Japon et en Corée. La Chine continue de publier des indicateurs mitigés, confirmant une reprise fragile malgré les mesures de soutien mises en place par les autorités. Au Japon, les marchés sont portés la faiblesse du yen, par des résultats d’entreprise solides et les anticipations d’une politique budgétaire accommodante confirmées par la victoire de la nouvelle première ministre lors des élections législatives anticipées de mi-février. Ils resteront attentifs aux évolutions de la politique monétaire de la Banque du Japon vers une normalisation progressive qui pourrait entraîner une volatilité accrue sur les marchés obligataires.

Dans ce contexte, les marchés financiers abordent la suite de l’année avec un optimisme désormais plus prudent. La dynamique économique mondiale demeure positive, mais les investisseurs restent particulièrement attentifs à trois facteurs : l’évolution de l’inflation, les décisions des banques centrales et surtout l’évolution des tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui ont ravivé les inquiétudes sur l’approvisionnement énergétique mondial et entraîné une remontée des cours du pétrole par nature négative quant aux perspectives de croissance mondiale.

 Achevé de rédiger le 9 mars 2026

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