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Les marchés en Mai 2021

Publié le 31 mai 2021

Le célèbre adage « Sell in May and go away... » ne s’est pour une fois pas vérifié, les marchés actions européens et internationaux poursuivant leur dynamique haussière, le CAC 40 débutant à 6 308 points pour finir à 6 447 points, au plus haut depuis 20 ans !

Néanmoins, cette progression mensuelle masque un retour de la volatilité sur les marchés financiers aussi bien d’actions qu’obligataires, dans le sillage de craintes d’un retour de l’inflation.

La grande question qui anime les marchés actions est celle du rebond de l’économie américaine « porteur » ou non d’inflation ?

Les statistiques économiques américaines (ventes au détail, production industrielle, confiance des consommateurs) ont confirmé que la reprise économique se poursuit aux Etats-Unis. Toutefois le rythme du rebond n’accélère plus par rapport au mois de Mars où les ménages avaient reçu les chèques dans le cadre du plan de relance, ces derniers préférant épargner une partie de ces hausses de revenus.

C’est la progression des prix qui inquiète de manière croissante les Américains et risque de peser davantage sur la consommation (pour mémoire 2/3 du PIB !) d’autant que certains biens sont « victimes » des difficultés rencontrées sur les chaînes de production.

Du côté des investisseurs et face aux craintes inflationnistes, la communication prudente de la Fed a permis de calmer le jeu et permettre aux marchés actions de progresser. Néanmoins, certains membres de la Fed commencent à évoquer ouvertement un « tapering » (réduction du rythme d’achats d’actifs).

En zone euro, la confiance affichée par les banquiers centraux se renforcent à mesure que la vaccination se poursuit et que les économies rouvrent. Cela ne manquera d’animer les prochaines réunions de la BCE certaines voix commençant à évoquer une réduction de son action, prémices d’un abandon progressif de sa politique monétaire accommodante ?

En Juin, les investisseurs devraient être influencés par les indicateurs macro-économiques notamment les composantes des prix et de salaires aux USA, les réunions des banques centrales sans oublier l’évolution du prix du baril de pétrole ou des matières premières (bois, cuivre, etc..) alors que les marchés actions sont à leur plus haut, alors prudence !

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