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Les Marchés en Mai 2020

Publié le 29 mai 2020

Mai s’est révélé finalement de bonne facture le CAC 40 débutant à 4 378 points pour s’établir au 29/05 à 4 695 points sur les niveaux de début Mars. Il est à noter que la progression s’est faite dans des volumes plus soutenus, signe d’une forme de stabilisation des marchés financiers.

En l’absence de publications d’entreprises celles-ci se refusant/renonçant pour la plupart à communiquer du fait du degré élevé d’incertitude, les investisseurs se sont surtout focalisés sur les données sanitaires, macro-économiques voire politiques.

Comme en Asie depuis la mi-Avril, le début de déconfinement en Europe se passe convenablement et l’absence de nouvelle vague constitue une bonne nouvelle qui doit permettre d’alimenter la reprise très progressive de l’économie européenne, la grande inconnue restant les USA où de nombreux états fédérés sont encore sous confinement (notamment New-York).

Sur le « front » macro-économique et sans surprise, les indicateurs se sont révélés particulièrement mauvais de part et d’autre de l’Atlantique l’impact de cette crise provoquant tout à la fois un arrêt de l’activité manufacturière et des services, un effondrement de la confiance du consommateur et l’explosion du taux de chômage dans l’ensemble des pays industrialisés.

Alors que la gouvernance avait été le talon d’Achille de la Zone Euro lors de la dernière crise des dettes souveraines des années 2010/15, l’Europe semble prête à avancer avec une proposition franco-allemande de relance d’un montant de 750 MM€ (500 MM€ de dons et 250 MM€ de prêts) qui s’ajouterait au budget européen pour 2021/27 actuellement en discussion.

Le financement d’un tel projet se ferait par une levée de dettes sur les marchés financiers laquelle serait éligible aux achats d’actifs de la BCE.Cette proposition doit toutefois être validée par l’ensemble des pays membres, ce qui augure de négociations difficiles avec les pays dits « frugaux » (Pays-Bas, Suède, Danemark et Autriche) opposés à l’idée de subventions (=sans contreparties) leur préférant des prêts (=garanties) que les pays du Sud (Espagne, Italie voire dans une moindre mesure la France) refusent obstinément.

Dans les semaines à venir le comportement des investisseurs sera surtout influencé par la rapidité de la mise en œuvre des politiques de déconfinement aux USA, l’évolution des relations sino-américaines à nouveau tendues et plus globalement par la reprise forcément graduelle (!) de l’activité mondiale, tout en gardant à l’esprit qu’après la chute historique des grands marchés actions en Mars (-40%) ceux-ci ont déjà rebondi de 25/30% sur leurs plus bas, alors attention !

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