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Les marchés en Juin 2020

Publié le 30 juin 2020

Juin a été marqué par le retour de la volatilité, le CAC 40 débutant à 4 763 points avant d’établir un plus haut mensuel à 5 198 (retour sur les niveaux de début Mars !) suivi d’un repli brutal à 4 815 (craintes d’une deuxième vague de coronavirus !) pour se reprendre légèrement et s’établir à 4 936 points en baisse néanmoins sensible de 17,43% depuis le début de l’année.

La réunion de la FED était très attendue. A la lecture de son communiqué elle semble partagée entre prudence et inquiétude à court terme.

Si la réunion n’a débouché sur aucun changement dans les outils de sa politique monétaire le message délivré par la banque centrale est très prudent notamment sur sa prévision de croissance 2020. En outre, l’institution considère que cette crise laissera des traces au moins jusqu’en 2022 (= retour au niveau de croissance du T4-2019), ce qui nécessitera le maintien des taux directeurs à 0-0,25% jusque-là au moins. En parallèle, elle envisage de maintenir ses achats mensuels d’actifs (80 MM$ de dette d’Etat et 40 MM$ de MBS=obligations liées à l’immobilier) mais à un rythme nettement moins soutenu toutefois que précédemment (pour mémoire en mars/avril la Fed avait acheté 1500 MM$ de dettes d’Etat !).

Du côté européen les choses n’apparaissent pas simples non plus !

Confrontés à un manque de coordination tant sur le front sanitaire qu’économique, les Etats européens ont privilégié des stratégies nationales avec des résultats très disparates, certains pays ayant été contraints d’imposer des mesures de confinement très strictes (France, Espagne ou Italie) dont la conséquence a été un choc d’activité plus fort alors que les marges de manœuvre budgétaires pour soutenir leur croissance restent faibles.

Il est donc urgent que l’Union européenne joue un rôle plus important pour soulager ces pays en difficulté. S’appuyant sur la proposition franco-allemande d’un plan de relance européen massif (pour mémoire 750MM€ en dépenses et prêts) les 27 membres du Conseil n’ont pas réussi à trouver un accord sur ses modalités d’application achoppant sur les questions d’enveloppe, de conditionnalité, de proportion et de critères d’allocation entre les bénéficiaires. Un prochain sommet est d’ailleurs prévu les 17/18 Juillet prochains.

Dans les semaines à venir il conviendra de surveiller tout particulièrement les publications des entreprises américaines puis fin Juillet/début Août celles des sociétés européennes pour le T2 20 et leurs discours quant aux impacts du COVID sur leur activité, le rebond plus ou soutenu depuis le déconfinement et leurs anticipations pour la fin 2020/2021. En outre, les questions concernant une potentielle deuxième vague de COVID, la vitesse de reprise de l’économie US et/ou l’évolution des relations sino-américaines, l’état des discussions entre les partenaires de l’UE mais aussi avec le Royaume-Uni sur le BREXIT continueront sans nul doute « d’animer » les marchés actions cet été.

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