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Les marchés en Décembre 2020

Publié le 31 dec. 2020

Débutant à 5 581 points, le CAC 40 n’a pas vraiment amplifié son rallye de Novembre (+20% de hausse !) se contentant d’évoluer dans un couloir entre le plus haut/bas de 4% environ.

Après avoir légèrement reflué au milieu du mois victime de craintes quant à la propagation d’une nouvelle souche plus contagieuse du COVID 19 au Royaume-Uni, l’indice parisien a rebondi à la faveur de l’adoption par le Congrès américain d’un plan portant sur de nouvelles aides aux petites entreprises et le financement des allocations chômage (900 MM$) et de la signature tant attendue de l’accord entre le Royaume-Uni et l’UE sur le BREXITaprès 4 ans et ½de négociations intenses !

Le CAC a fini l’année à 5 551 points en baisse de seulement 7,14%, après avoir accusé un repli de plus de 37% le 19 Mars dernier !

Si la mise à disposition de plusieurs vaccins suscite déjà une vague d’optimisme chez les agents économiques (entreprises, particuliers), la mise en œuvre des politiques vaccinales est soumise à des facteurs complexes (quantité, logistique, acceptabilité, etc..) risquant de peser encore sur la croissance mondiale au moins jusqu’à la fin du 2ème trimestre.

A côté du sujet COVID et dès le début de l’année, un certain nombre d’éléments pourraient influer et de façon non exhaustive sur l’évolution des marchés financiers en ce début d’année : 

- les deux élections sénatoriales dans l’Etat américain de Géorgie le 05/01 nécessaires faute de quorum atteint en Novembre dernier. Pour mémoire si les Démocrates de Joe BIDEN veulent éviter une cohabitation avec les Républicains ils doivent absolument remporter ces 2 élections pour contrôler la majorité au Sénat,

- La mise en pratique de l’accord de BREXIT (1 200 pages !) qui ne manquera sans doute pas de provoquer ici et là des points de crispation entre le Royaume-Uni et l’UE,

- la volatilité des parités de change (€/$, €/£) et du prix des matières premières avec un baril de pétrole par exemple remontant en moyenne (Brent vs WTI) autour des 50$ avec des répercussions sur les choix d’investissement,

- malgré un contexte boursier difficile la très (trop ?) forte appréciation des valorisations boursières de nombreuses sociétés américaines/européennes notamment technologiques les rendent nettement plus sensibles aux corrections en cas de déceptions sur leurs résultats à venir ou anticipation.

Compte tenu des montants colossaux de liquidités déversées depuis Mars dernier au travers de politiques monétaires et budgétaires ultra-accommodantes pour faire face à l’arrêt partiel/total de l’économie il conviendra de surveiller l’attitude des banques centrales face à cette reprise économique prévue en 2021.

On ne peut totalement écarter qu’en cas de rebond plus soutenu de l’activité, l’inflation ne fasse son retour au travers d’un renchérissement du coût des matières premières naturelles et industrielles affectant les consommateurs finaux (mécanisme de l’inflation importée) ou d’extension des bulles sur certains actifs (immobiliers, actions, obligations, etc..), alors prudence !

 

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